Mercredi 25 juillet 2007
par Petit Vélo
publié dans :
Je suis fâché :-(
Les rieurs sont de retour.
C'est leur petit plaisir estival. Après s'être vautrés sur leur
canapé ils disent du mal. Quand c'est si facile, pourquoi se priver ?
Les chiens aboient, la caravane passent et les même philosophes de comptoir continuent à tirer sur l'ambulance. Tous les ans, depuis 10 ans, toujours aussi fiers de leur cynisme à 2 balles. C'est
une histoire de pognon, de trop de pognon mais ils n'en parlent jamais. C'est plus facile de se foutre, d'un finalement pauvre gars, prêt à sacrifier sa santé et son amour propre pour briller
quelques instants sous les lumières de la rampe. Et les rampes sont raides dans les étapes de montagne, la lumière difficile à atteindre.
Ils ont le choix les coureurs. Soit briller aux yeux du monde en pretant l'oreille (et le reste) à des docteurs Folgambettes qu'il faudrait enfermer. Soit avoir des vies de sinistres ouvriers,
peinant à joindre les 2 bouts au fin fond de leur Kazakstan natal. Mais ils ont le choix. Vous pensez que notre ami Richard, aurait pu, même à "l'insu de son plein gré" occuper un emploi aussi
valorisant et rémunérateur en s'accrochant un peu plus à l'école ?
Si il y a plus de dopage dans le cyclisme,
c'est peut être que la somme des efforts à produire est plus grande que dans de nombreux autres sports.
Tous le monde peut faire le tour avec les bons produits !
Un volontaire ?
Les autres spectacles sportifs sont exempts de tous soupçons ? Aucun doute,
sinon "on en parlerait à la télé". Avec le nombre d'émissions hebdomadaires et la profusion journalistique sur le foot, si il y avait le moindre problème, ça se saurait.
Pour ma part, cet après-midi, je serais devant le poste. J'aurais de l'admiration pour la capacité de ces gars à aller au delà de leur souffrance dans un désir de victoire et de dépassement de
soi.
Sans conteste, la fête sera moins belle. Mais il ne faut pas jeter le coureur et la beauté de l'épreuve avec le publicitaire et le savant fou. Ce n'est pas en
quelques années que des décennies (Tom Simpson : 13 juillet 1967) de mauvaises habitudes vont disparaître.
La cause du dopage est, avant tout autre chose économique, il ne fait pas beaucoup de doute que la solution en passera par là. Quand la société fera aussi rembourser les commanditaires (journaux,
télé, sponsors, équipes, ...) les conseils donnés aux coureurs seront surement mieux avisés.
Je serais patient et exigeant, mais fidèle au poste. Aucune chance que les marchands du temple ne nous privent du Tour de France.
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